1,6 milliard: le prix de la gare souterraine de Genève-Cornavin

Soleil et nuagesA l’été 2013, une expertise indépendante concluait à la faisabilité d’une gare souterraine à Genève pour un montant évalué alors à 1,2 milliard de francs. Dans le cadre des études préliminaires qui ont suivi, plusieurs variantes visant à optimiser le projet ont été examinées. Il en ressort qu’une solution devisée à 1,652 milliard, avec une marge de +/- 30%, permet de réaliser l’offre prévue pour 2025 avec une réserve permettant une extension ultérieure. Le rapport final des experts sera rendu à la fin juillet, tandis que le détail de la variante finale, de son financement et de son calendrier sera connu cet automne (communiqué de presse de l’Office fédéral des transports du 27 juin 2015).

Grand soleilLa boucle de Rodolphe Weibel. L’ingénieur Rodolphe Weibel propose de son côté une variante radicalement différente, d’un montant de 531 millions. En prolongeant la double voie CFF de Genève-Aéroport jusqu’à Genthod-Bellevue, sur la ligne historique Genève–Lausanne, il instaure une exploitation ferroviaire en boucle à sens unique (Genthod–Cornavin–Aéroport–Genthod) diminuant de moitié le trafic en gare de Genève-Cornavin et rendant superflue l’extension de celle-ci.

CEVA: Alstom évince Stadler

Soleil et nuagesUne flotte mixte composée de rames suisses et françaises circulera sur le futur réseau ferroviaire franco-valdo-genevois du CEVA (Cornavin–Eaux-Vives–Annemasse). La Région Rhône-Alpes a annoncé jeudi 11 juin 2015 une commande de 17 rames Régiolis au fabricant français Alstom pour 220 millions d’euros.
La France hésitait encore il y a peu entre une offre suisse du constructeur thurgovien Stadler et une offre d’Alstom. Mais après comparaison, «l’offre suisse était décevante», a indiqué à Annemasse (France) Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes. Il souligne que le matériel roulant des deux constructeurs était assez semblable au niveau des performances. Mais le montage financier proposé par la Suisse qui impute les aléas du taux de change à la France et l’absence de contrepartie en terme d’emploi ont fait pencher la balance vers Alstom (lire aussi Le Temps du 12 juin 2015).