1ère à Genève: le bus électrique TOSA à recharge rapide

Grand soleilLe projet de bus TOSA (trolleybus optimisation système alimentation) concrétise aujourd’hui une étape importante en vue de son déploiement à Genève. Ce véhicule 100% électrique à recharge rapide et sans ligne de contact sera déployé à l’horizon 2018, sur la ligne 23 qui reliera à terme Carouge au Parking P+R 47 de l’aéroport international de Genève. Réunissant de multiples qualités technologiques et économiques, TOSA positionne Genève et la Suisse sur la carte de l’innovation en matière de mobilité durable, mais aussi en tant qu’incubateur d’acteurs orientés vers le développement de projets innovants au service de la qualité de vie de la collectivité. Plus de détails dans le communiqué de presse du 15 juillet 2016 et dans l’édition du 16 juillet du quotidien Le Temps (photo TPG/Fabrice Piraud). CP15.7.16

Swissmetro: renaissance en Belgique

Grand soleilUn projet de train futuriste baptisé «métro-avion» vient d’être présenté à Bruxelles. Il pourrait à terme remplacer l’avion pour les courtes distances. Porté par des promoteurs belges et suisses, et développé par l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), ce train futuriste circulerait à 500 km/h dans des tunnels à 30 mètres sous terre. Il flotterait à quelques centimètres du sol grâce au guidage magnétique, propulsé par de l’énergie électrique. «Il faut imaginer une, deux ou trois cabines d’avion successives qui se trouvent dans un tunnel dans lequel on a recréé les conditions que rencontre un avion à 10 000-12 000 mètres d’altitude», explique le professeur EPFL Marcel Jufer, l’un des concepteurs du projet. Plus de détails dans le résumé de la conférence de presse tenue à Bruxelles le 14 juillet 2016.

Swissmetro

De l’EPFL à l’EPFZ en InterCity!

Grand soleilLe tunnel du Weinberg à Zurich, ce «miracle qui rapproche Romands et Alémaniques» selon 24 heures du 12 juillet 2016, appelle la réflexion suivante.

Une nouvelle ligne CFF directe, de Morges à Lausanne via les Hautes Ecoles, est un projet tout récent, lancé à l’initiative de l’actuelle direction de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), sous la houlette de son président Patrick Aebischer (cf. Transports romands, No 30, juin 2016, pp. 18-19).

Du côté de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), Ulrich Weidmann, vice-président de l’EPFZ et ancien professeur des systèmes de transport, a lancé l’idée d’aménager une gare, commune à l’EPFZ et à l’Université de Zurich, en observant que la nouvelle ligne diamétrale –reliant la gare principale de Zurich à Zurich-Oerlikon– passe à l’aplomb du bâtiment central de l’EPFZ, à la Rämistrasse: une batterie d’ascenseurs permettrait de gagner une station souterraine creusée dans la colline du Weinberg (cf. Schweiz am Sonntag, 15. August 2015).

A terme, nous aurions donc deux centres majeurs de la recherche suisse directement reliés via les trains InterCity de la ligne Genève–Saint-Gall. Cette connexion préfigure très exactement le rêve de Martin Vetterli, le président désigné de l’EPFL, qui prône la création d’une Vallée suisse de l’innovation –selon le modèle de la Vallée du silicium californienne– irriguée par un système de transport exemplaire, le chemin de fer.

Les pièces du puzzle se mettent en place, et la barrière de rösti ne résistera pas aux InterCity reliant directement les Hautes Écoles lausannoises à celles de Zurich.

Daniel Mange, prof. hon. EPFL

Paru dans le «Courrier des lecteurs» de 24 heures, édition du 15 juillet 2016 (infographie 24 heures).

24h12.7.16

Grande vitesse ferroviaire ou autoroutes à deux niveaux?

Soleil et nuagesMonsieur Daniel Cattin, spécialiste suisse alémanique en aménagement du territoire, vient de publier une étude originale intitulée «Hochgeschwindigkeits-Bahnnnetz statt Doppelstockautobahnen!» qui reprend et amplifie les thèses du Plan Rail 2050 développé par le groupe de travail éponyme de la citrap-vaud. Les éléments originaux de ce rapport peuvent se résumer ainsi:

  • Analyse de la croissance de la population suisse (15 millions d’habitants en 2100).
  • Révolution technique sur la route: boom des cars à longue distance, généralisation de la traction électrique et de la conduite automatique.
  • Conséquences des progrès routiers: menace frontale contre le réseau de chemin de fer sous sa forme actuelle; scénario du pire: un réseau d’autoroutes à deux niveaux.
  • Parade: un réseau ferroviaire à grande vitesse (320 km/h), à grande capacité (jusqu’à 18’000 passagers par heure et par sens) et haute fréquence (cadence de 10 à 15 minutes sur les axes principaux).
  • Urgence sur l’axe ouest-est (Genève–Saint-Gall) où réside le 90% de la population suisse.
  • Tracés des lignes nouvelles massivement enterrés (tranchée ouverte, couverte ou tunnel).

Vu l’intérêt de ce rapport, y compris certains de ses résultats controversés, il a été décidé d’en faire un débat au sein du nouveau cadre du «Café de la mobilité» de la citrap-vaud, à Lausanne, au début de 2017. Entre-temps, vous pouvez accéder ici au rapport original, en langue allemande.

HGNetzcattin

Les irréductibles de la grande vitesse ferroviaire

Grand soleilLa grande vitesse ferroviaire n’est manifestement pas la tasse de thé de la majorité des Helvètes. Mais, à l’image des irréductibles Gaulois de la saga d’Astérix, une poignée de Suisses restent persuadés que l’avenir du chemin de fer passe par la grande vitesse: les défenseurs de Swissmetro, le groupe d’experts Rail 2000 plus, le groupe de travail Plan Rail 2050 de la citrap-vaud et, last but not least, Carlo Pfund, le père de l’Observatoire de la grande vitesse européenne. L’édition de juin 2016 de Transports romands rappelle les efforts de ces pionniers et salue la contribution particulière de Carlo Pfund, ancien directeur de l’Union des transports publics (UTP) et père de l’Observatoire de la grande vitesse ferroviaire européenne, abrité sur le site de la citrap-vaud.ch.

 GV