Archives de catégorie : Accident/Sécurité

Accident de Daillens: un essieu défectueux coûte 10 millions

OrageQuatre wagons renversés; 25 tonnes d’acide sulfurique et trois tonnes de soude caustique échappées des citernes: l’accident ferroviaire de Daillens, le 25 avril 2015 à 2h54, a marqué les esprits. Le rapport final du Service suisse d’enquête et de sécurité (SESE), publié le 3 octobre 2016, confirme la cause du drame: la perte de la boîte d’essieu avant-gauche du vingtième wagon, contenant la soude caustique, sur les vingt-deux qui composaient le convoi. Plus de détails dans 24 heures du 4 octobre 2016, sous la plume de Philippe Maspoli (photo SESE).

rapportdaillens25-4-15

Trafic ferroviaire suspendu sur la ligne La Chaux-de-Fonds–Les Ponts-de-Martel: rétablissement rapide exigé

OrageLa compagnie transN (transports publics neuchâtelois), fruit de la fusion des TN (Transports publics du Littoral neuchâtelois) et TRN (Transports régionaux neuchâtelois), vient de décider abruptement l’arrêt de l’exploitation de la ligne Les Ponts-de-Martel–La Sagne–La Chaux-de-Fonds dès le 1er mai 2016 et ce jusqu’à nouvel avis. La raison en est la sécurisation de quelque 80 passages à niveau, pour la plupart privés et utilisés par les agriculteurs de la vallée. Il semble que les directives de l’Office fédéral des transports aient été demeurées lettre morte durent les (assez longues) négociations de fusion entre les TN et les TRN. En tout état de cause, les Chemins de fer du Jura (CJ) ont mené, quant à eux, l’exercice avec succès.

Cela n’explique pas cette précipitation. Actuellement, l’exploitation est assurée par des bus de transN avec un temps de parcours allongé de 12 minutes, soit 35 au lieu de 23 minutes pour 17 kilomètres! Il en résulte la nécessité d’utiliser deux bus par heure, donc augmentation du coût d’exploitation. En outre, aux heures de pointe, les correspondances ne sont pas assurées en raison des bouchons en ville de La Chaux-de-Fonds.

La compagnie transN compte sécuriser les passages à niveau entre La Sagne et La Chaux-de-Fonds pour la rentrée scolaire de fin août. Aucun délai n’est prévu pour le second tronçon, mais les spécialistes estiment que l’on pourrait parfaitement mener les travaux sans interruption du trafic. En tout état de cause, le conseiller d’Etat Laurent Favre n’a pas caché son vif mécontentement, car le canton n’a été averti qu’au dernier moment, tout comme le président du conseil d’administration de transN. Il a rappelé que la ligne était partie intégrante du projet de Neuchâtel Mobilité 2030 avec modernisation et amélioration de la desserte.

Les défenseurs de la ligne souhaitent un rétablissement rapide du trafic ferroviaire. A moyen terme, ils souhaitent l’acquisition de rames à plancher bas et la correction du tracé dans le cadre de la rénovation programmée de la route Les Ponts-de-Martel–La Sagne.

Blaise Nussbaum
Rédacteur de TRANSPORTS ROMANDS

Accident TGV d’Eckwersheim: le rapport d’enquête immédiate a paru

OrageEn date du 19 novembre 2015, la SNCF a publié son «Rapport d’enquête immédiate» sur l’accident du TGV d’essai survenu le 14 novembre 2015. L’enquête ne met en évidence aucune anomalie dans l’état et le fonctionnement de l’infrastructure, n’identifie aucun élément de défaillance de la rame d’essai No 744 de nature à avoir provoqué le déraillement et ne met en évidence aucun élément notable dans la gestion de la circulation.
En revanche, les enquêteurs attribuent de façon certaine le déraillement du train d’essai à une vitesse du convoi de 243 km/h au point de déraillement, nettement supérieure à celle prescrite au programme d’essai (176 km/h). Cette vitesse trop importante résulte d’une séquence de freinage tardif qui aurait dû être exercé sensiblement plus en amont.
A l’issue de cette phase d’enquête, dans un environnement d’organisations complexes, inhérent à la nature même des essais à conduire, la Direction des Audits de Sécurité préconise de poursuivre les investigations, en détaillant les procédures, les processus et leur application, c’est-à-dire dans le domaine des facteurs organisationnels et humains.

AccidentTGV14.11.15

Accident sur une rame d’essai du TGV Paris–Strasbourg

OrageLe 14 novembre 2015, une rame TGV de mesures et d’essais a déraillé à Eckwersheim, dans le Bas-Rhin, à 12 kilomètres de Strasbourg. Le TGV circulait sur un tronçon de la ligne à grande vitesse Paris–Strabourg non encore ouvert aux circulations commerciales; il a percuté un pont, quitté la voie puis est tombé dans le canal en contre-bas. Le bilan établi par la Préfecture est de 11 morts et de 37 blessés. Trois enquêtes sont en cours: l’enquête judiciaire, celle du Bureau enquête accident et celle interne à SNCF. Guillaume Pepy, le président de la SNCF, a annoncé que ce déraillement sans «précédent», le plus grave depuis la mise en service du TGV en 1981, reste encore «inexpliqué». Plus de détails dans «La lettre confidentielle» No 92 du 16 novembre 2015 de la revue «Ville, rail & transports».

HuffPost15.11.15
(Photo Le Huffington Post du 15 novembre 2015)

Deux accidents ferroviaires élucidés

OrageLe Service suisse d’enquête de sécurité (SESE) vient de publier deux rapports relatifs aux accidents de Daillens (25 avril 2015), sur la ligne CFF Lausanne–Yverdon, et de Baulmes (2 octobre 2015), sur la ligne TRAVYS d’Yverdon à Sainte-Croix. Dans la cas de Daillens, c’est un défaut de maintenance du matériel roulant (boîte d’essieu d’un wagon) qui a provoqué le déraillement du convoi; dans le cas de Baulmes, c’est un défaut de conception du circuit pneumatique de freinage (plus précisément la valve A14) qui est la cause principale de la dérive du train. Les deux rapports ont exclusivement pour but de prévenir des accidents ultérieurs et ne comportent donc aucune appréciation juridique.

L’accident de Daillens fait l’objet du rapport intermédiaire du SESA du 12 novembre 2015, d’un commentaire de 24 heures du 14 novembre, ainsi que de notre page d’actualité du 25 avril 2015. La dérive de Baulmes est analysée dans le rapport intermédiaire du SESA du 12 novembre 2015, et dans deux articles parus dans 24 heures les 3 octobre et 14 novembre 2015.

(Photo Jean-Paul Guinnard, 24 heures du 3 octobre 2015)

3.10.15

Daillens: premiers résultats sur les causes du déraillement

OrageLes CFF ont lancé des investigations à la suite de l’accident survenu à Daillens le 25 avril 2015. Les premiers résultats des investigations menées par le Service suisse d’enquête de sécurité (SESE) indiquent que l’un des wagons pourrait être la cause de l’accident. Les CFF étudient l’opportunité de mesures telles que le renforcement des conditions d’homologation des wagons et la réduction ciblée de la vitesse des transports de marchandises dangereuses, à l’exemple de celles prévues pour les transports de chlore dans les régions de Genève et Lausanne au changement d’horaire 2015/2016 (communiqué de presse CFF du 29 avril 2015, 24 heures du 30 avril et du 1 mai 2015, photo 24 heures).

 

La collision ferroviaire de Rafz est due au non-respect d’un signal

OrageLes CFF ont procédé à des analyses poussées suite à l’accident de Rafz, le 20 février 2015. Les premiers éléments indiquent que la collision est due au non-respect d’un signal par le train RER. Le déroulement exact de l’accident fait encore l’objet d’une enquête. La sécurité, objectif central du groupe, a la plus grande priorité. Par mesure de précaution, les CFF limitent la vitesse après les rebroussements jusqu’au premier signal (Communiqué de presse CFF du 27 février 2015).